La conférence de Bonn sur le changement climatique pour ouvrir la voie à une COP24 réussie | WWF

La conférence de Bonn sur le changement climatique pour ouvrir la voie à une COP24 réussie

Posted on 09 May 2018
Délégué participant à l'une des réunions sur le climat à Bonn en Allemagne
© WWF
BONN, 8 Mai 2018 La Conférence de Bonn sur le changement climatique s'est ouverte le 30 avril et se poursuivra jusqu'au 10 mai 2018. Au cours de cette conférence, trois organes se réuniront: la 48ème session de l'Organe subsidiaire de mise en œuvre (SBI 48), l'Organe subsidiaire de conseil scientifique et technologique (SBSTA 48 ), et la cinquième partie de la première session du Groupe de travail ad hoc sur l'Accord de Paris (APA 1-5).
 
Alors que l'ordre du jour des trois organes couvre un éventail de questions importantes, cette réunion se concentrera sur le Programme de travail de l'Accord de Paris (PAWP) et un ensemble de décisions nécessaires pour rendre opérationnel cet Accord. Ce travail doit être achevé à la Conférence de Katowice sur le changement climatique en décembre 2018. De bons progrès techniques seront nécessaires à Bonn pour atteindre cet objectif.
 
En effet, l'Accord de Paris entre dans une phase critique dans la dernière moitié de cette année. Les résultats de la COP24 de Katowice, en Pologne, en décembre 2018, indiqueront si l'accord de Paris est sur le point d'être mis en œuvre et respecteront la promesse de canaliser et d'intensifier les efforts mondiaux visant à réduire l'écart d'émissions; renforcer la résilience; et gardez la possibilité de limiter le réchauffement à 1,5 ° C.
 
Pour le WWF, des progrès dans trois domaines sont essentiels pour mettre le monde sur la bonne trajectoire: une action accélérée du Pré-2020, une augmentation de l'ambition des CDN (Contributions Déterminées au Niveau National) d’ici 2020, et le cycle ou ambition de 5 ans.
 
La Conférence est maintenant à mi-chemin des deux semaines de négociations qui doivent ouvrir la voie à deux résultats principaux à la COP24:

1. Accord sur le Règlement ou "directives d'application" de l'Accord de Paris. Les pays sont très éloignés dans la solution des problèmes majeurs comme la différenciation et travaillent toujours sur base de longues "notes informelles" qui doivent passer rapidement à un texte de négociation approprié afin de clarifier les questions nécessitant une contribution des Ministres lors des prochaines réunions de haut niveau, donnant des éclaircissements sur des questions délicates et trouvant des solutions.
 
2. Un signal fort, s'appuyant sur le dialogue Talanoa, que les pays devraient revoir leurs CDN et, si possible, améliorer leurs ambitions d'ici 2020. Cela peut être exprimé à travers les rapports du Dialogue Talonna, ainsi que les décisions et déclarations politiques de la COP. Ce signal de la COP24 alimentera le Sommet sur le climat du Secrétaire général des Nations Unies en septembre 2019 et d'autres processus de haut niveau l'année prochaine.
 
Les deux résultats sont essentiels pour une COP24 réussie et pour la mise en œuvre de l'accord de Paris d'une manière qui comble l'écart d'émissions pour maintenir le réchauffement à 1,5 ° C.
 
Un autre domaine essentiel pour ces deux résultats est le financement et l'appui à la mise en œuvre des pays en développement - tant pour les composantes conditionnelles des CDN actuelles que pour les cibles et actions plus ambitieuses des pays en développement qui peuvent être incluses dans les CDN révisés.
 
Ce sera très difficile et les pays développés doivent clarifier comment ils vont concrétiser leur engagement d'augmenter les financements à 100 milliards de dollars d'ici 2020. Il serait très utile que les pays développés signalent à la COP24 leur ambition pour la prochaine reconstitution du Fonds vert pour le climat, qui sera très certainement déclenché cette année. Le pipeline de projets du Fonds Vert pour le Climat est en croissance et les pays en développement s'attendent à un niveau de financement accru pour répondre à la demande. L'échelle pour cette reconstitution devrait être bien au-dessus du niveau initial de 10,8 milliards de dollars. Mais cela sera difficile parce que  la contribution des  États-Unis est peu probable. Il sera utile que les forums de haut niveau comme le G7 et le G20 abordent la question du financement climatique et de la reconstitution du Fonds Vert pour le Climat.
 
Le WWF est représenté par 12 participants pendant les deux semaines des sessions de Bonn. L'équipe travaille dur pour trouver des moyens de concilier financement et soutien avec des actions ambitieuses et engager des négociateurs de nombreux pays et mener des efforts dans plusieurs domaines pour trouver des positions communes parmi la société civile, en particulier dans le  Réseau d’Actions pour le Climat.
 
Pour plus d’information, contacter: Dandy Yela DYela@wwfdrc.org
Délégué participant à l'une des réunions sur le climat à Bonn en Allemagne
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